10 pratiques pour gérer son stress en (re)confinement- part 2

Par Alice VIVIAN fondatrice de Mojom

La crise du coronavirus nous plonge dans un moment de bouleversement inédit qui nous contraint à changer drastiquement nos habitudes et nos vies. Comme toute période de crise, elle génère beaucoup de stress et d’angoisses : peur sanitaire, insécurité financière, grande incertitude sur ce qui vient, et bien sur le (re)confinement qui peut aussi être extrêmement anxiogène. Le stress nuit non seulement à notre système immunitaire, mais il affecte aussi notre moral, nos relations et notre capacité d’adaptation. Il est donc essentiel de le réguler et de gérer au mieux notre énergie dans le temps ; nous allons en avoir besoin. 

Pour garder le calme et le moral, voici 5 conseils pratiques et simples à instaurer quotidiennement :

1.  Un défouloir pour relâcher la pression : quand la colère monte !

Si les tensions s’accumulent – car au stress se rajoute la promiscuité, l’obligation de faire avec les rythmes de chacun – la mauvaise humeur, l’agressivité, la fatigue etc. – l’atmosphère au foyer va vite devenir électrique ! Sous stress, nous sommes irritables, impatients et le ton monte vite. Alors pour éviter de crier sur vos enfants et d’avoir envie d’étrangler tout le monde, choisissez votre « défouloir ».

Comment ?

– Comme les enfants, déchargez-vous sur un « coussin de colère » : dès que vous sentez que la colère monte et vous avez envie d’hurler sur l’autre, aller dans votre chambre et taper dans un coussin vigoureusement, crier dedans, défoulez vous : cela libère de la colère, on est plus léger et on évite d’être violent physiquement ou verbalement avec les êtres chers ! (cela marche très bien sur les coussins du canapé que vous époussetez au passage !) 

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– Autre option : écrivez votre colère dans un journal ou « carnet de confinement » ; cela peut être très libérateur. Une manière de se décharger, sans critiquer les autres ou les agresser. Vous pouvez exprimer tout ce qui se passe en vous, accueillir vos émotions, doutes, questionnements. Une écriture à la fois introspective et thérapeutique.

 
2. Déconnectez ! 

Tâchez de ne pas regarder en boucle les informations et les fils des réseaux sociaux qui parlent de la crise sanitaire . Cela vous maintient dans un climat anxiogène.

Comment ? En pratique, donnez vous des temps pour vous tenir informer de la situation (info du soir, newsletter émission radio du midi  …), idem pour les réseaux sociaux. Le reste du temps focalisez-vous sur autre chose. Distrayez-vous, créez vous des espaces légers, conviviaux, créatifs. Les activités manuelles et artistiques constituent un très bon moyen pour se changer les idées et nous mettre dans le plaisir.  Jeux de société,  ateliers crêpes ou bricolage, jardinage, musique, dessins…vous retrouverez de la sérénité et de la bonne humeur.

 
3.  Continuez à rire !

Rire est un excellent anti-stress, peut-être une des meilleure thérapie.  Surtout ne vous coupez pas de cela. Le rire aide à mettre de la distance avec nos peurs, à nous détendre, il change les idées. Le corps sécrète quand nous rions des  endorphines qui nous font du bien…il est salvateur pour tous ! L’idée n’est donc pas de minimiser la gravité d’une situation ou notre responsabilité citoyenne, mais plutôt de nous offrir des shoots de bien-être pour pouvoir avoir les ressources nécessaires pour tenir le confinement dans le temps.

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Comment ? Regardez des films et des vidéos humoristiques. Relisez des livres joyeux. Riez avec vos proches au téléphone. En famille, organisez des jeux de société amusants ou défis

Ne culpabilisez pas à vous offrir des moments de légèreté …rire est bon pour la santé et apaise les tensions dans le foyer.

 
4. Restez connectés avec vos proches 

L’isolation et la solitude sont génératrices de stress et de baisse de moral. A l’inverse, le lien social nous apaise, nous nourrit et nous amène de le joie. Il est donc primordial de rester en contact avec vos amis et proches. Skype, Whatsapp, facetime …il y a de quoi faire en matière de communication. 

Comment ? Un coup de fil par jour à un proche minimum ; prenez des nouvelles, envoyez des mots gentils et soutenant. Lancez  avec vos amis des « battles » du meilleur plat cuisiné,  la vidéo qui  vous a fait rire aujourd’hui, la musique qui vous a fait danser ce matin ou encore organisez des cafés ou apéro “ on line ” avec vos amis. La distance physique n’est pas la même chose que la distance sociale. Le confinement ne doit pas nous éloigner les uns des autres, au contraire, il va nous rapprocher. Soyez créatifs ! 

 

5.  Prendre du recul et rester positif 

C’est peut-être une des choses les plus difficiles, mais c’est pourtant essentiel si vous voulez faire baisser le stress et traverser cette crise de façon plus sereine. Notre cerveau est là pour nous maintenir en vie, c’est pour cette raison qu’il génère davantage de pensées négatives que positives. Il nous prépare au pire pour nous protéger. Il est donc important de lui donner des signes de réassurance. Il faut s’ « entrainer » à voir le coté positif des choses, même si cela peut paraitre parfois difficile, mais changer de regard sur les choses constitue le 1er pas vers la résilience.

L’angoisse persiste quand nous n’entrevoyons pas la fin du danger. Il est donc d’abord important de vous dire que la crise va se terminer à un moment, et même si nous ne savons pas encore quand, elle se terminera.

Acceptons la situation et lâchons prise sur ce que nous ne contrôlons pas. C’est souvent notre besoin de contrôle qui génère beaucoup de souffrance et de peurs. La citation de Marc Aurèle, dans sa Prière de la Sérénité  est en cela une fabuleuse inspiration :  « Donnez moi la sérénité d’accepter les choses que je ne puis changer, le courage de changer les choses que je peux, et la sagesse d’en connaitre la différence ».

Posez-vous donc cette question : Quelles sont les choses sur lesquelles je n’ai pas d’emprise ? Celles en revanche sur lesquelles je peux agir ? Comment puis-je faire ma part ?

Comment ?  Faite l’exercice d’optimisme et de résilience suivant : tous les soirs avant de dormir, prenez le temps d’observer votre journée et regardez ce que vous avez appris, fait différemment aujourd’hui ; notez les choses que vous avez testées, imaginées, créées en cette période de confinement. Regardez en quoi ces enseignements pourraient être des sources d’inspiration et d’amélioration pour votre travail,  dans votre quotidien, pour votre mieux-être ou dans vos relations ? En innovation, on dit souvent que de la contrainte née l’idée …alors soyons créatifs et innovants.

N’oubliez pas, votre pouvoir et devoir le plus essentiel est celui de respecter les règles de confinement : restez chez vous et prenez soin de vous surtout.

 

 

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